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Ces flops qui fascinent

beMatrix

Les échecs font partie de la vie. L’essentiel est d’apprendre de ses erreurs. Nous savons tous qu’un échec n’est rien d’autre qu’une réussite différée. Ce ne sont là que quelques-uns des conseils pétris de bonnes intentions dont nous abreuvons les oreilles de notre progéniture et, par extension, de nos semblables confrontés à une situation d’échec. Mais quid si les choses tournent véritablement au fiasco ? Si une idée innovante ne rencontre pas le moindre succès ? Les gadgets et idées géniaux qui se sont soldés par un flop retentissant méritaient bien un foyer chaleureux, a dû se dire Samuel West, le conservateur du Museum of Failure.

Les Jeff Bezos et Mark Zuckerberg de ce monde semblent être nés avec une cuiller en or dans la bouche, tant tout ce qu’ils touchent semble se transformer aussitôt en ce précieux métal. La réalité est bien évidemment tout autre. Chaque idée de génie est généralement précédée d’une série d’échecs : c’est ainsi qu’il n’y aurait pas eu d’iPhone sans Newton MessagePad, ni de Ford Mustang s’il n’y avait eu au préalable l’Edsel, qui constitue peut-être l’échec le plus onéreux de toute l’histoire de l’industrie automobile. L’acteur mondial dans le domaine des systèmes modulaires d construction de stands qu’est beMatrix mise continuellement sur l’innovation et surfe sur la vague des développements technologiques et numériques. Cela veut-il dire pour autant que toute idée novatrice ou tout concept révolutionnaire est automatiquement couronné de succès ? Absolument pas, et ce n’est pas grave car ces appareils et concepts qui « se cassent la figure » ou finissent au grenier constituent justement le terreau de ce succès tant attendu.

Le psychologue américain Samuel West a donné vie à ce processus dans son Museum of Failure, une initiative qui lui fait parcourir le monde depuis 2017. Sa collection compte aujourd’hui 113 gadgets et ne cesse de s’étoffer. Les entreprises qui, au début, refusaient toute collaboration parce qu’elles avaient honte de voir leur nom associé à un musée dédié à l’échec, contactent aujourd’hui elles-mêmes Samuel. La perception de l’échec a changé : il n’est plus considéré comme un désastre total mais comme une étape du processus créatif. Spécialement pour beMagazine, Samuel nous parle de ses 4 flops préférés.

"Failure is a better teacher than succes." - Samuel West 

Colgate beef lasagna

1. Colgate Beef Lasagna

Dans les années 1980, la marque de dentifrice Colgate a lancé une gamme
de produits surgelés, parmi lesquels la lasagne à la viande de boeuf. Il est
rapidement apparu que c’était une erreur, du fait des associations fortes
avec l’hygiène buccale et le goût de menthe... La réaction de Colgate s’est
révélée plus étonnante encore. Lorsque le produit - ou plutôt une réplique,
car Samuel West n’a plus trouvé d’emballages originaux - a été repris au sein du Musée, les avocats de Colgate ont prétendu ne rien savoir concernant ces lasagnes ! Soit Colgate a mauvaise mémoire, soit il s’agit d’une légende urbaine... Mais cette histoire est en tous points fascinante, car Colgate n’a jamais nié officiellement l’existence de ses produits surgelés...

Colgate beef lasagna

2. Nokia N-Gage

En 2000, la plupart des gens se promènent avec un GSM dans une poche de
leur pantalon et une Nintendo ou un Gameboy dans l’autre. Nokia décide alors de
combiner les deux dans un seul appareil, baptisé N-Gage. Nokia, l’Apple de l’époque,
commet toutefois l’erreur de négliger le design de son invention : pour transformer
le téléphone en console de jeux, il faut retirer la batterie, changer la puce et enlever
la couverture. Qui plus est, lorsque vous téléphonez avec le Nokia N-Gage, vous
devez mettre le côté plat de l’appareil contre votre oreille, ce qui ne manque jamais
de déclencher l’hilarité et vaudra à l’appareil le surnom de « Taco Phone ». Au final,
Nokia ne concevra que deux petits jeux pour son « gaming phone ».

Colgate beef lasagna

3. Pringles Fat Free

En 1996, Procter & Gamble croit avoir réinventé l’eau chaude avec Olestra, un
substitut des graisses à teneur en calories peu élevée. Le lancement d’Olestra fait
immédiatement un tabac car le produit n’a pas le goût bizarre auquel on aurait pu
s’attendre et l’on peut en manger autant qu’on le souhaite sans prendre du poids.
Le hic, c’est que Procter & Gamble avait oublié de mentionner le principal effet
secondaire d’Olestra, qui n’est autre que la diarrhée. L’emballage des chips précise
par ailleurs que l’on ne peut pas en consommer plus de cinq par jour, et ce alors
que la multinationale s’était targuée de la teneur en calories peu élevée de son
produit. Le soufflé retombe aussitôt et d’aucuns qualifient ironiquement Olestra de
« Diarrhea Chips » : un surnom mortel pour un nouveau produit !

Colgate beef lasagna

4. Kodak

Il n’y a pas grand-monde qui le sait mais l’invention de l’appareil photo numérique
remonte aussi loin qu’à l’année 1974. L’inventeur a pour nom Kodak, qui va toutefois
abandonner rapidement le projet au motif que les appareils photo numériques ne
font pas vendre de rouleaux de pellicule. En 2001, Kodak lance même le précurseur
d’Instagram, mais dans l’unique but d’inciter ses clients à imprimer encore plus de
photos. Le core business de l’entreprise reste de persuader ses clients de dépenser
des sommes folles en rouleaux de pellicule et en papier photographique. Kodak
finira par mettre la clé sous le paillasson en 2012, l’année où – comble de l’ironie
– Facebook rachète Instagram pour la modique somme de 1 milliard de dollars…

 

 

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